Charles Maurras    Martigues
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Informations de la rentrée 2021.   Bibliographie de Xavier Martin.

Rentrée... tardive, mais avec de nombreuses et importantes informations : rééditions papier et numérique de textes de Charles Maurras, réédition d'un ouvrage de Pierre Boutang, réédition d'un ouvrage majeur sur Jacques Bainville, plusieurs éditions d'intérêt, parution de cinq ouvrages d'actes de colloques pouvant nous intéresser, des parution de revues, dont l'indispensable Nouvelle Revue Universelle. D'intéressantes parutions dans la presse et sur internet... Bref, de quoi lire, étudier et réfléchir.

Ce qui a entraîné la mise à jour de la page 3 de "Charles Maurras. Son œuvre rééditée, ouvrages", des quatre pages de la "Bibliographie critique sur Charles Maurras, l'Action Française et la Contre-révolution" et des « Actualités de l'édition de ... » Jacques Bainville, Maurice Barrés, Léon Daudet et enfin de Ernest Renan.

Comme à chaque sérieuse mise à jour, nous privilégions un auteur, en complétant et actualisant sa bibliographie. Ce sera donc, pour cette livraison, Xavier Martin.

Xavier Martin est un historien du droit. Travaillant sur les sources du Code civil, il en vint à lire dans le texte les philosophes des « Lumières », et la révélation fut douloureuse : point de « lumières », mais l'obscurantisme, la haine, le mépris. C'est cette pseudo-philosophie qui engendra le racisme, l'antisémitisme, la misogynie, la création du « sous-homme », l'animalisation de certaines catégories sociales, et qui enfin enfantera d'un monstre : la « terreur » (sans parler des avatars étrangers de cette dernière). Un sacré bilan ! Pour une « lumière », tout de même assez sombre !

Dans un récent numéro du Bien Commun, Philippe Pichot, sous le titre Le véritable visage de l'humanisme des Lumières, a présenté ces « philosophes », leurs théories, et l'œuvre de Xavier Martin (Le Bien Commun, n°22, octobre 2020, pages 16-19). On s'y reportera, donc.

On ne réfugiera pas derrière la formule « s'il ne fallait lire qu'un seul ouvrage de Xavier Martin, ce serait... », car de notre auteur, il faut lire et étudier sérieusement l'ensemble de l'œuvre. Par contre, on peut conseiller sur l'ordre de lecture. Le plus logique est de commercer par l'ouvrage retraçant la démarche de Xavier Martin : Trente année d'étonnement (Dominique Martin Morin, 2010. 157 pages). Ensuite, les avis peuvent diverger, mais je conseille L'homme rétrécit par les lumières (D.M.M., 2020. 115 pages), qui se réfère à l'ensemble de son œuvre, et qui, étant le dernier édité, comporte une bibliographie à jour.

Malgré son honnête volume, la bibliographie de Xavier Martin que nous publions n'est qu'une sélection d'ouvrages. Nous avons omis quelques publications hors-sujet (ses travaux universitaires, mémoire et doctorat), les très nombreux tirages à part d'articles de périodiques et de communications d'actes de colloques, car Xavier Martin a beaucoup, beaucoup écrits d'articles dans des revues juridiques ou historiques, et a participé à de très nombreux colloques. Il faudrait un site internet dédié pour éditer une telle bibliographie. Mais chacun de ses ouvrages présente une très sérieuse sélection bibliographique de ces articles et communications. Si nécessaire, le chercheur s'y reportera.

Bonne lecture.

Brian McLeóghann.

Le 30 mars 2021.


La citation du mois : « Il existe chez tout républicain une conviction fort malheureuse, à savoir que le mot "république" suffit à tout et qu'il n'y a qu'à dire que le pays est une République pour que son bonheur soit assuré de l'éternité. Tout ce qui arrive de fâcheux à la République, on l'attribue à des circonstances extérieures gênantes, à des prétendants, à des ennemis perfides. Pas une fois on ne songe à la ténuité des racines qui unissent la République au sol français ». Dostoïevki.


 

Daniel Cordier

Daniel Bouyjou-Cordier, Résistant, F.F.L., membre du Bureau Central de Renseignements et d'Action, Compagnon de la Libération, est mort, le 20 novembre, à l'âge de 100 ans.
Lors d'un long entretien, dans le n°351 (juin 2010, pages 60-62) du mensuel du Ministère de la Défense, Armées d'Aujourd'hui, Daniel Cordier expliqua clairement les raisons de son départ vers Londres : « À l'époque, j'étais imprégné des idées maurrassiennes. Je militais à l'Action française, un mouvement politique qui défendait des idées nationalistes et royalistes. [...] Il était impensable pour moi que nous rendions les armes et que les Allemands occupent la France. [...] Avec quelques camarades de l'« Action » de Pau, nous avons décidé d'organiser un grand meeting, le 20, pour coordonner notre action et continuer le combat. [...] Le préfet a essayé d'interdire notre meeting, mais le maire de Pau nous a prêté le hall de la mairie car, légalement, la police ne pouvait procéder à aucune arrestation dans cet endroit. [...] Nous espérions bien rejoindre l'Afrique du Nord, mais le capitaine [du navire sur lequel il avait embarqué avec 16 de ses camarades. NDLR] nous a annoncé le lendemain que nous faisions route pour l'Angleterre. » Daniel Cordier emporta avec lui l'exemplaire de Mes Idées politiques que lui avait dédicacé Charles Maurras.
Cet entretien est fort intéressant, car réalisé à une époque où certains courants politiques et sociétaux n'avaient pas encore tenté, assez lamentablement, de profiter de l'âge de Daniel Cordier, et donc l'affaiblissement de ses défenses immunitaires, pour récupérer l'homme et son passé. Et il confirme parfaitement les déclarations d'autres Résistants et FFL maurrassiens : ils se sont engagés en raison de l'enseignement reçu de Maurras.
Par contre, contrairement à d'autres combattants de la France Libre et Résistants maurrassiens, qui jamais ne renièrent leur engagement à l'Action française, même si certains naviguèrent ensuite dans les couloirs du pouvoir gaulliste (le colonel Rémy, le général de Bénouville, Jean-Baptiste Biaggi, Alexandre Sanguinetti, Paul Dungler, le général Pierre-Marie Gallois, Raoul Girardet, Alain Griotteray et beaucoup d'autres), Daniel Cordier changea de cap, s'orientant vers un européisme béat.

 

Pierre-Guillaume de Roux

Pierre-Guillaume de Roux, éditeur, fils de Dominique de Roux, est décédé le 11 février 2021.
Il avait travaillé auprès de nombreux éditeurs (La Table Ronde, Critérion, Julliard, Bartillat, les éditions des Syrtes, les éditions du Rocher, Robert Laffont...) avant de créer sa propre maison d'édition, en juillet 2010. Éditeur non conformiste « de droite », il fut, bien évidemment, critiqué, à la limite de l'insulte, par la presse subventionnée (éditeur des proscrits et des écrivains maudits, pour Le Monde, éditeur du diable, pour Le Point...).
Le catalogue des éditions PGDR reste un très beau catalogue, présentant les œuvres de nombre de nos amis.
Lire l'Hommage à Pierre-Guillaume de Roux, publié par L'Incorrect, le 18 février ; ainsi que l'hommage de Charles Saint Prot, sur le site L'Action Française, le 24 février.


Informations bibliographiques :


Les livres :


De Charles Maurras :
De Pierre Boutang :

 

 

 

 

Ouvrages d'intérêt :
Actes de colloques :

Les revues :




Dans la presse, et sur la toile :


À lire : de Thomas Flichy de La Neuville, Emmanuel Macron, Jean Bodin et la République, court texte sur le site iPhilo, mis en ligne le 10 septembre 2020.

Du même auteur, sur le même site, mais plus anciens, lire aussi : Lorsque Paul Valéry imaginait le piratage d'un cerveau humain, sur iPhilo, mis en ligne le 25 juin 2020. Puis Les esclaves psychiques d'internet ou la naissance de la « captologie », sur iPhilo, mis en ligne le 28 juillet 2020. Ce dernier titre est également celui d'un ouvrage, du même auteur, édité par Dominique Martin Morin, en juin 2020.

À lire : le site Maurras.net a mis en ligne un texte de Pierre Chardon (pseudonyme de Mme Rachel Stefani) relatif à la genèse de l'ouvrage de Charles Maurras, Mes idées politiques (1937). Proche collaboratrice du Maître, Mme Rachel Stefani fut responsable du choix et de l'ordonnancement des textes de Mes idées politiques, mais aussi du monumental Dictionnaire politique et critique (1932). Cet article avait été présenté dans le quotidien L'Action française, en août 1937. Au format Pdf, sur le site Maurras.net, mis en ligne le 30 octobre 2020.

Écouter : nous avions présenté, dans une précédente livraison, la bibliothèque d'enregistrements audio (formation, conférences, infos) de l'Action Française, en téléchargement sur le site Soundcloud. Certains de ces enregistrements sont également proposés sur les sites Anchor et Spotify.

Écouter : puisque nous traitions, ci-dessus, d'enregistrements de conférences à télécharger, allons plus loin : Stéphane Blanchonnet, président du Comité directeur de l'Action Française, propose un nombre important d'enregistrements audio et de vidéos de conférences, d'entretiens donnés à TV Libertés ou Radio Courtoisie, de tables rondes et forums, ainsi que d'articles parus sur internet (Soundcloud, Youtube, Ekouter.net, Boulevard Voltaire...) à consulter ou à télécharger. Listes sur son site, pages À Rebours - Multimédia et À Rebours - Liens (« Retrouvez-moi sur : »).

À lire : De la crise sanitaire au combat royaliste, par Jean-Philippe Chauvin, sur son site, J-P. Chauvin, mis en ligne le 28 décembre 2020.

À lire : Pourquoi l'Action Française doit rester aconfessionnelle, par Pierre de Meuse, sur le site Je suis Français, mis en ligne le 05 janvier 2021.

Une déclaration capitale, et, Oh combien ! d'actualité. Sans oublier les commentaires des lecteurs, in fine.

À lire : Peut-on sortir de la crise, et Propositions pour une réforme de l'économie, par Pierre Debray. Il s'agit de la réédition d'une série d'articles écrits pour le mensuel "papier" Je suis Français, en 1970 et 1983. Article de présentation, publié le 05 janvier 2021, sur le site Je suis Français.

  • Première étude de Pierre Debray, Stratégie du nationalisme : peut-on sortir de la crise ? (1983), publiée du 06 au 19 janvier 2021 : Je suis Français.
  • Deuxième étude, Propositions pour une réforme de l'économie (1970), publiée du 18 février au 09 mars 2021 : Je suis Français.

À voir : la page Conseils de lecture, du site Dextra. Depuis le site, accès par les onglets Formation / Bibliographie ; ou accès direct par l'adresse Dextra.fr.

À lire : La Monarchie royale, garantie d'une transition démocratique apaisée ?, par Jean-Philippe Chauvin, sur son site, J-P. Chauvin, mis en ligne le 02 février 2021.

À lire : une étude technique et fort intéressante de Catoneo, Le Futur des Médias, d'abord publiée sur le site Le Million du Roi, le 11 mars 2021, puis, sous le titre Agonie de la presse, et après ?, sur Royal Artillerie, le 14 mars 2021.

Étude écrite suite à la parution de l'ouvrage de Jacques Attali, Histoire des médias. Des signaux de fumée aux réseaux sociaux, et après (Paris, Fayard, 2021).


Fermeture de site internet :


Depuis plusieurs semaines, on constate la fermeture du site Réseau Regain (http://reseau-regain.net/), site ayant succédé à L'Écritoire, revue dirigée par Mme Danièle Masson. Nous n'avons actuellement aucune information des éditeurs de ce site, et ne savons donc pas s'il sera remis en ligne. Notons simplement que plus de 170 textes de L'Écritoire et du Réseau Regain sont sauvegardés, et disponibles, sur le site Yumpu.com. Mais il s'agit là d'un « vrac » de textes, donc assez difficile à exploiter. Plus intéressant, de nombreuses livraisons du Réseau Regain ont été sauvegardées sur la Wayback Machine de Internet archive (site de sauvegarde lui-même sauvegardé par la Bibliotheca Alexandrina). Pour consulter ces archives, cliquer sur le lien : Wayback Machine / Réseau Regain

Nous conservons quelques temps encore nos liens vers le Réseau Regain, même s'il s'agit de liens morts, puis espérant quelques informations, aviserons ensuite. Sans nouvelle, nous modifierons nos liens pour renvoyer vers la sauvegarde de la Wayback Machine.




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